Le Père Chevrier et l’Esprit Saint

Le thème de l’Assemblée Générale 2007 nous met devant le ministère de l’Esprit Saint au milieu des pauvres. Nous aurons à poursuivre cette réflexion dans les années à venir. Il est bon de nous tourner vers le Père Chevrier, en nous demandant comment, en fait, dans une spiritualité trinitaire, il donne une place essentielle à l’Esprit Saint.

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Le prêtre selon l’Évangile

« Nous tenir à la hauteur de notre vocation ! » A. Chevrier (VD 155)

Ces quelques réflexions s’enracinent dans une contemplation du dessein de Dieu pour l’humanité et pour chacun de nous. C’est Dieu le Père qui nous attire, qui nous rassemble, qui nous montre son projet d’amour pour les pauvres, les ignorants, les pécheurs. C’est Jésus Christ qui vient pour appeler et former des disciples, qui vient nous montrer la gloire de Dieu, nous nourrir de sa Parole, nous associer à sa prière pour l’humanité. C’est l’Esprit Saint qui anime et transfigure chacune de nos vies et celles de beaucoup de gens que nous accompagnons.

Il s’agit d’accueillir à nouveau le sens profond de notre consécration au Seigneur et à sa mission, la beauté d’une vie selon l’Évangile, la grandeur de la vie apostolique et du ministère. Un esprit d’action de grâce et de conversion habite nos cœurs. La Parole de Dieu sera la source de notre méditation, en prenant le Père Chevrier pour guide.

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« Devenir de véritables disciples de Jésus Christ »

Alors que nous fêtons le 150ème anniversaire de la nuit de Noël 1856, je vous propose simplement quelques mots de méditation à partir des quatre termes de l’énoncé de cette intervention : « Devenir de véritables disciples de Jésus Christ ».

Nous reconnaissons dans cette phrase un des deux titres que le Père Chevrier a donné au livre qu’il a rédigé, précisément, pour contribuer à la formation de tout :

    « Le véritable disciple de Notre Seigneur Jésus Christ ».

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Fête du Prado : 10 Décembre

Homélie du 10 Décembre 2006 de Robert Daviaud à l’Église Saint André, Lyon à l’occasion du 150° anniversaire de la « Conversion du Père Chevrier »

En cette fête du 10 Décembre 2006, ce dont les deux attitudes complémentaires de l’action de grâce et de l’appel à la conversion qui animent notre rassemblement et notre Prière. Nous sommes unis à Jésus Christ qui loue son Père pour les « tout-petits » qui accueillent la Bonne Nouvelle. Nous répondons en même temps à son invitation à devenir ses disciples, à venir près de lui pour nous convertir, c’est à dire, à entrer dans le repos, dans l’intimité même de Dieu en écoutant sa parole, afin de mieux porter la charge qui nous est confiée. Le lieu où nous sommes, est riche de symbole pour nous. C’est en effet dans l’ancienne église de Saint André que le père Chevrier a reçu une grâce particulière de Dieu, qui allait le mettre sur le chemin de la sainteté, le faire devenir un témoin remarquable de l’apostolat des pauvres et un éducateur soucieux de former des apôtres pauvres capables de servir la mission du Christ dans les milieux les plus difficiles. Je voudrais seulement vous proposer une méditation autour de trois mots qui traduisent pour une part l’originalité de la foi et de l’apport du père Chevrier : La méditation, le regard, la décision.

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L’étude de l’Évangile

La connaissance de Jésus-Christ

La connaissance de Jésus-Christ, dans la foi et dans l’amour, dépasse toute connaissance et nous emmène jusqu’à la plénitude de Dieu. C’est la grande connaissance qu’il faut chercher et dont il faut prendre soin. C’est un don de Dieu qui dépasse aussi nos capacités limitées, mais qui nous introduit à l’horizon de la plénitude. C’est à partir de cette expérience si profonde, de cette profusion de grâce, que s’éclaire l’expérience de foi de Paul lorsqu’il proclame l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ et sa pleine communion avec le mystère pascal : je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus Christ, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai tout perdu et je considère tout cela comme ordures afin de gagner le Christ … Il s’agit de le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion à ses souffrances (Ph 3,8-11).

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L’étude spirituelle de l’Évangile

Ce travail a été présenté à la session sur l’Étude de l’Évangile de juillet 2009 à Limonest. Il essaie de nous rapprocher de l’Étude de l’Évangile en tant qu’étude spirituelle. L’Esprit Saint est vraiment l’âme de cette étude : il forme le Christ dans l’Incarnation et dans l’Eucharistie. Il donne la vie à la parole écrite qui devient Parole vivante comme une deuxième Incarnation. Comme l’Esprit habite les Écritures, nous sommes appelés à nous laisser conduire par lui dans la lecture, l’étude et l’annonce de cette parole de grâce et de vie qui nous a été confiée.

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Exemple

PRADO DU VIETNAM (Novembre-Décembre 2018)

Michel Delannoy, Responsable général, s’est rendu pour la première fois depuis le début de son mandat au Vietnam du 30 Novembre au 09 Décembre 2018.  Durant mon séjour, j’ai été accompagné par le Coordinateur du pays :  Père Joseph Nguyen Trong Son pour rencontrer ceux de la première formation. Diverses interventions ont eu lieu sur vie fraternelle, la simplicité avec une douzaine de pradosiens. J’ai pu également, lors de la célébration des engagements, rencontrer aussi Mgr Joseph Do Manh Hung.

Le 7 Décembre 2018, nous avons célébré la messe en communion avec le Prado du Vietnam pour la Fondation des Soeurs du Prado à Hochiminh Ville, en présence de Soeur Marie-Jo Barrier, Supérieure générale.

Le Prado du Vietnam est un petit Prado qui se développe petit à petit. Présent dans cinq diocèses, un certain nombre de pradosiens ont une mission dans les séminaires.

La vie d’équipe semble difficile à cause de l’éloignement des pradosiens. Deux sessions dans l’année les rassemblent.

 

 

 

 

 

 

 


 

PRADO D’ITALIE (Février 2018)

La rencontre annuelle du Prado d’Italie s’est tenue à Vicenza du 05 au 07 Février 2018 et une quarantaine de pradosiens plus un petit groupe de laïcs étaient présents. Diverses interventions et témoignages se sont succédés.

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Prêtres et Frères

Les Prêtres du Prado

L’Association des prêtres du Prado est un « Institut séculier » de droit pontifical. Elle n’est donc pas une Congrégation religieuse. Les Prêtres du Prado restent prêtres diocésains. Quelques-uns peuvent cependant être incardinés à l’Institut pour les services de la Mission et des tâches de Formation.

Les Prêtres du Prado sont surtout présents dans les milieux populaires, parmi les plus défavorisés et dans des tâches de formation, celle des séminaristes et des prêtres en particulier. Après deux années de formation, sans quitter leur ministère, ils prononcent un engagement temporaire puis perpétuel. Ils peuvent bénéficier également d’une Année de formation Pradosienne.

Les Frères du Prado

Profondément attachés au charisme du Père Chevrier, les Frères du Prado sont des « laïcs consacrés ». Dans l’Association, leur groupe constitué forme une Fraternité, avec son organisation particulière. Encore peu nombreux, ils sont surtout présents en France et en Inde.

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La Communauté Générale

La création de la « Communauté générale »…

En 1954, le Prado, qui rassemblait des prêtres appartenant à divers diocèses français, demandait au Saint-Siège d’être reconnu comme un Institut Séculier de droit pontifical. Il prévoyait dans ses constitutions l’existence d’une « communauté générale », prenant le relais de l’ancien « corps franc », ses membres étant incardinés à l’Institut et dépendant donc en premier du supérieur général du Prado, d’où l’appellation de « communauté générale », l’appartenance des autres membres de l’Institut étant en premier diocésaine. Les Constitutions de 1954 ayant été approuvées de manière provisoire en février 1957, à partir de cette date le Supérieur général du Prado put donc incardiner à l’Institut et appeler aux ordres.

Parmi les membres de l’ancien « corps franc », certains optèrent pour le statut quo ; d’autres demandèrent à être incardinés dans le diocèse où ils se trouvaient ; beaucoup passèrent à la Communauté générale.

Le Prado ayant désormais la faculté d’incardiner à l’Institut et d’ordonner des prêtres comme une congrégation religieuse ou une société missionnaire, quel usage devait-il en faire ? Compte tenu de la vocation missionnaire du Prado pour le service des pauvres et des besoins en hommes qu’appelaient les initiatives prises ou à prendre, fallait-il chercher à développer la communauté générale ? Mais n’allait-on pas alors à l’encontre du caractère diocésain voulu aussi par le père Chevrier et auquel on semblait vouloir tenir ? Une réflexion fondamentale autour de ces questions allait se poursuivre dans les conseils et plus largement jusque dans les années 1960 et même au-delà. Aux questions d’ordre théorique, s’ajoutaient aussi des questions d’ordre plus pratique : selon quels critères admettre à la Communauté générale ? quelle attitude adopter notamment devant ce qu’on appelait les « vocations particulières » ? quelle politique des nominations chercher à mettre en œuvre ?

La Communauté générale apparaissait aux yeux du père Ancel comme un moyen de répondre à des besoins de l’Eglise soit en France (diocèses pauvres en prêtres), soit hors de France, ainsi qu’à des besoins du Prado, par exemple pour la formation sacerdotale et pradosienne. Dans les négociations du Supérieur général du Prado avec les évêques, on pouvait envisager de demander à tel évêque de consentir à laisser pour un temps déterminé un pradosien de son diocèse au service du Prado ou au service d’un autre diocèse, en proposant d’envoyer, par compensation, dans le diocèse de ce prêtre un prêtre de la Communauté générale. Ceux-ci étaient censés se rendre disponibles pour servir l’Eglise dans le cadre du Prado en divers lieux et diocèses, à la manière des religieux.

Depuis 1969 pratiquement, le Prado de France ne prit jamais plus la décision de déplacer d’un diocèse dans un autre un membre de la Communauté générale. L’accent était mis pour eux sur l’enracinement dans l’Eglise où ils étaient implantés. Et cela selon le désir des intéressés et souvent de manière heureuse. C’est la raison pour laquelle il fut alors proposé aux membres de la Communauté générale qui le souhaitaient de se faire incardiner dans leur diocèse d’implantation, si l’évêque y consentait, ce qui fut fait progressivement pour un certain nombre. (…)

Dès lors, quand il s’agissait pour les responsables du Prado de prendre des initiatives apostoliques (par exemple, lors de la fondation d’une équipe de prêtres-ouvriers du Prado dans la région parisienne en 1971) ou encore de trouver des prêtres pour la formation sacerdotale et le service du Prado, la seule solution fut de faire appel au volontariat auprès de pradosiens non incardinés à la Communauté générale et d’entreprendre des négociations avec leurs évêques pour qu’ils fussent libérés un temps et cela sans qu’il y eut nécessairement une contrepartie comme dans le passé.

(…) Au moment donné on a réfléchit à des questions du type : Est-ce qu’il peut y avoir une authentique vocation au clergé diocésain sans que l’on soit incardiné à un diocèse déterminé ? Si la communauté générale est maintenue, comment faire pour que ses membres soient bien intégrés dans le clergé du diocèse où ils exercent leur ministère ?

(…)  On remarquera que l’existence de la Communauté Générale à un moment donné de l’histoire du Prado fut, par la nationalité de ses membres, une affaire essentiellement française.

Aujourd’hui, les membres incardinés dans l’Association des Prêtres du Prado sont au nombre de 22, tous français, dont 4 hors de France ; 1 seulement a moins de 60 ans.

Dans les Constitutions de l’Association des Prêtres du Prado actuellement en vigueur, je ne crois pas, à la différence du passé, qu’il soit question de Communauté générale. Il est écrit sobrement à l’article 110 : « Les prêtres du Prado sont en règle générale incardinés dans leur diocèse ». Et à l’article 111 : « Exceptionnellement, on pourra incardiner à l’Institut quelques membres pour le service du Prado et de sa mission. Seul le Responsable général peut décider d’une éventuelle incardination avec le consentement du Conseil général, selon les principes généraux définis par l’Assemblée générale. Il prendra l’avis du responsable du Prado érigé, si le candidat à l’incardination appartient à un Prado érigé ; dans les autres cas, il consultera le responsable du Prado local. En ce qui concerne les séminaristes candidats à l’incardination au Prado, on tiendra compte du canon 266 du Code, selon lequel l’incardination dans l’Institut est possible seulement après l’engagement perpétuel ».

(Extrait d’un texte rédigé par Yves Musset).

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