Inauguration officielle de l’exposition « Bienheureux Antoine Chevrier : Suivre Jésus pauvre »

Dans le cadre du bicentenaire de la naissance du Bienheureux Antoine Chevrier, la famille du Prado a inauguré l’exposition « Bienheureux Antoine Chevrier : Suivre Jésus pauvre », une initiative destinée à faire mieux connaître la vie, la spiritualité et l’œuvre de ce prêtre lyonnais.

Cette inauguration s’est déroulée samedi 14 mars 2026 en présence de Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon ainsi que du père Diego Martín Peñas, Responsable général de l’Institut des Prêtres du Prado et de sœur Nora Rocco Quintero, Responsable générale des Sœurs du Prado. De nombreux membres de la Famille du Prado et amis étaient présents ainsi que des fidèles restés après la messe de 16h présidée par le père Patrick Rollin, chanoine de la primatiale, recteur de la Basilique Saint-Bonaventure et de la Chapelle de l’Hôtel-Dieu.

Plusieurs intervenants ont pris la parole, parmi lesquels Mgr Le Gal, les pères Diego Martín Peñas et Luc Lalire (1er assistant du Responsable général) ainsi que Pierre Sadoulet qui a travaillé sur les témoignages directs issus du procès de béatification du Père Chevrier. Chacun a apporté son éclairage sur la figure du Bienheureux Antoine Chevrier et sur l’enjeu de cette exposition.

Conçue comme un outil de découverte d’une figure de sainteté, l’exposition vise à rejoindre un large public : habitants de Lyon mais également du monde entier, communautés chrétiennes et toutes les personnes désireuses de découvrir la vie et la spiritualité de celui que l’on appelle souvent l’Apôtre de la Guillotière.

Il est bon de noter que l’exposition est déjà en cours de traduction en plusieurs langues (espagnol, italien, portugais, coréen, vietnamien, malgache) et attendue par de nombreux membres de la famille Prado à l’international.


Faire connaître une figure spirituelle majeure

Dans son intervention (téléchargeable dans sa version intégrale à la fin de l’article), le P. Diego Martín Peñas, responsable général de l’Institut des Prêtres du Prado, a rappelé le sens profond de cette initiative. Une exposition, a-t-il expliqué, consiste à « poser devant » ce qui était parfois resté caché, afin que tous puissent le découvrir.

Aujourd’hui encore, si l’importance de son héritage est notable, on peut regretter qu’Antoine Chevrier demeure méconnu de beaucoup. Pourtant sa vie et son message ont porté des fruits dans toute l’Église : la famille du Prado est aujourd’hui présente dans plus de quarante-six pays.

Faire connaître le Père Chevrier, c’est donc partager un trésor spirituel qui peut éclairer le chemin de nombreux hommes et femmes aujourd’hui.

 

Une figure d’une grande actualité

Les intervenants ont tous souligné combien la figure du Père Chevrier reste actuelle. Son témoignage de prêtre pauvre, proche des plus petits et entièrement tourné vers l’Évangile apparaît aujourd’hui encore comme un signe prophétique.

Dans un monde souvent marqué par la recherche de l’argent et du pouvoir, sa vie rappelle la force des valeurs évangéliques : la simplicité, la confiance en Dieu, la charité et le service.

Son enseignement rejoint aussi les appels actuels de l’Église : aller vers les pauvres, partager leur vie et annoncer l’Évangile avec simplicité et fraternité.


Une exposition qui conduit au Christ

Si les différents panneaux retracent la vie du fondateur du Prado – son histoire, ses relations et la fécondité de son œuvre -, l’essentiel est ailleurs.

Comme l’a rappelé le P. Diego : le Père Chevrier parle avant tout de Jésus-Christ. Toute sa vie a été orientée vers ce désir : que Jésus soit connu, aimé et suivi.

Le Père Chevrier voulait rester discret pour laisser toute la place au Christ. Sa vie peut être résumée par cette parole de saint Jean-Baptiste : « Il faut qu’il grandisse et que je diminue. »

 

Découvrir la sainteté du Père Chevrier

L’exposition permet également de découvrir Antoine Chevrier à travers la sainteté qui a marqué toute son existence.

  • Sa sainteté reconnue par l’Église par les évêques de Lyon, par Saint Jean-Paul II lors par sa béatification, et par le Pape François. Sa rencontre avec plusieurs figures spirituelles de son temps, comme le Curé d’Ars, St Jean-Marie Vianney, ou Melle Émilie Tamisier ou encore St Pierre-Julien Eymard. L’héritage qu’il a suscité chez ses disciples et continuateurs, tels que le bienheureux Édouard Poppe ou Alfred Ancel.
  • Sa sainteté vécue attestée par quelques témoignages recueillis dans les 4 volumes du procès de canonisation (celui de Sœur Véronique Lheraud, des pères Nicolas Delorme et François Duret ou encore de Mgr Paul Pellet).
  • Sa sainteté enseignée par lui à travers la catéchèse. Il s’agit de « La pédagogie du Père Chevrier » et de « La radicalité évangélique » , qui présente l’Étude d’évangile et le Tableau de St Fons. Dans ses enseignements, il invitait les disciples du Christ à marcher vers la sainteté en suivant Jésus pauvre, humble et proche des petits.


Pour lui, la sainteté n’est pas un idéal réservé à quelques-uns : elle est un appel adressé à tous, un chemin de grâce et de fidélité à l’Évangile.

 

Une invitation à la rencontre

En parcourant les panneaux et les témoignages, les visiteurs sont invités à écouter la voix du Père Chevrier et à redécouvrir la beauté d’une vie donnée pour l’Évangile et pour les pauvres.

C’est une invitation à rencontrer une personne dont la vie parle encore aujourd’hui.

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