Le Prado d’Italie en pèlerinage sur les pas du Bx Antoine Chevrier

Phot en illustration ci-dessus : Groupe du Prado d’Italie en pèlerinage au Tableau de St Fons.

Du 17 au 22 août 2026, un groupe de prêtres, sœurs et laïcs du Prado d’Italie est venu à Lyon pour un pèlerinage sur les pas du Bienheureux Antoine Chevrier, à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.

Durant ces quelques jours, les participants ont découvert ou redécouvert les lieux qui ont marqué la vie et le chemin spirituel du fondateur du Prado : Limonest, la chapelle du Prado, le musée et la chambre du Bx Antoine Chevrier et le Tableau de Saint-Fons. Des temps de prière, de découverte, de partage et de rencontre ont permis à chacun d’approfondir la figure d’Antoine Chevrier et, à travers lui, de renouveler son désir de suivre Jésus-Christ dans la simplicité, la pauvreté et au service des plus pauvres.

Plus qu’une simple découverte historique, ce pèlerinage a été pour les participants une véritable expérience spirituelle et fraternelle. Les rencontres avec des prêtres, des laïcs consacrés et des membres de la Famille du Prado ont notamment permis de mieux percevoir comment le charisme du Prado continue aujourd’hui à prendre chair dans des vocations et des engagements différents.

Témoignages des pèlerins italiens

Sur le chemin du retour, le père Armando Pasqualotto a posé cette question aux participants : « Que rapportez-vous chez vous de ce pèlerinage ? »

Leurs réponses témoignent de la diversité des découvertes, des questionnements et des appels reçus au cours de ces journées. Elles ont toutes en commun une même expérience : celle d’avoir été invités à revenir à l’essentiel, à la personne de Jésus-Christ et à une manière simple de vivre et d’annoncer l’Évangile.

Voici leurs paroles :

« Je repars avec plus de joie et de sérénité. »

« J’ai connu le Prado à travers les paroles de père Giambattista, mais ici j’ai saisi la valeur de la spiritualité à partir de la fraternité et de la sérénité que j’ai ressenties dans la relation entre vous, pradosiens. »

« La foi est un sentiment qui a besoin de se nourrir de la Parole de Dieu. »

« J’ai perçu une lumière nouvelle sur les pauvres. Jusqu’à présent, je les voyais comme des personnes que je pouvais aider sur le plan matériel ; maintenant, en revanche, je me sens appelée à partager ma foi avec eux. »

« Je sens que l’action en tant que laïc est importante, mais seule elle ne suffit pas. Il faut la Parole qui m’accompagne dans ma simplicité et ma pauvreté. Je vais vers les autres avec la Parole dans le cœur pour en témoigner auprès de ceux que je rencontre. »

« Ce qui m’a beaucoup aidé, comme un phare lumineux, est le « Connaître Jésus-Christ est tout ». Par la Parole mais aussi par votre témoignage, car vous nous avez communiqué la connaissance de Jésus de manière simple, profonde et compréhensible. Je me suis senti participant de votre joie tout en étant accompagné à découvrir la vie de Chevrier et ses intuitions spirituelles. »

« Je repars avec cette phrase : le disciple qui suit Jésus devient un bon pain. Cela m’encourage à sortir de ma prétention d’être parfait, de tout savoir avant de parler de ma foi. Être disciple ne doit rien montrer d’autre que le fait de suivre le Maître. »

« J’ai beaucoup aimé la façon dont vous avez préparé les lieux de Chevrier. Les symboles présents, de la chapelle au Prado avec la tombe et l’arbre de vie qui présente la Famille spirituelle. J’ai énormément aimé la chapelle à Limonest, une belle harmonie, les couleurs comme le3 mobilier liturgique : l’autel, le reliquaire, la croix, le tabernacle, les tableaux sur les murs. Tout parle. »

« J’ai touché du doigt le fait que vous possédez un charisme unique ; chacun l’exprime à sa manière, mais on le perçoit dans votre façon de parler et de partager votre expérience pastorale. »

« Je suis diacre permanent et je regarde par le trou de la serrure la spiritualité et le fait d’être pèlerin sur les lieux de Chevrier ainsi que les témoignages ; j’ai ressenti, presque comme un souffle vital, le chrême. Je me suis senti chez moi. Ce que je cherche en tant que consacré, c’est une famille spirituelle, et ce charisme m’interpelle. Je dois continuer à vivre mon chemin d’approfondissement avec le groupe de base de Milan. »

« Un moment particulier que j’ai apprécié est la rencontre avec les témoins laïcs consacrés David et Dominique, ainsi qu’avec sœur Loli. Ils m’ont fait comprendre comment traduire le fait de vivre l’Évangile et réduire les distances avec les gens pour partager ma vie et l’Évangile. Le témoignage me confirme que les témoins sont vraiment vivants, ils portent en eux une espérance qui attire et invite à être dans le même élan. Souvent, je côtoie des personnes vivantes mais qui sont éteintes à l’intérieur, qui ne vivent pas. Je rentre chez moi avec le désir de raviver les gens. »

« Pour moi, c’est la deuxième fois que je participe au pèlerinage à Lyon. Je dois dire que j’hésitais à y participer pour la deuxième fois car je me sens comme le jeune homme riche : je connais mais je ne me décide pas à vivre l’Évangile dans sa radicalité. Je me sens bourgeoise et sécularisée. Je me sens stimulée à chercher à essentialiser ma vie. Le fait que « connaître Jésus-Christ est tout » me parle beaucoup. »

« J’ai toujours entendu parler du Tableau de Saint-Fons et je voulais être sur place pour vivre l’esprit de simplicité, l’essentialité de cet homme qui a traduit de manière simple et claire le chemin du disciple et de l’apôtre. »

« Je rentre chez moi avec la surprise qu’en vivant dans l’environnement du Prado, je n’ai pas ressenti la prévalence du fondateur, comme je l’ai perçu et vu dans d’autres lieux porteurs d’une histoire qui a un fondateur à l’origine. Ici, le centre n’est pas Chevrier mais Jésus-Christ : cela me confirme la valeur de ma recherche qui place au centre la personne de Jésus. Je voudrais vivre cela non pas seule mais avec d’autres. »

« Je me sens comme un terrain dans lequel beaucoup de semences ont été jetées. J’ai besoin de laisser décanter. Mais est claire en moi que chez moi je rentre avec la conviction de la centralité de Jésus et la forte provocation sur la pauvreté que m’ont offerte les témoignages de David et Dominique. Moi aussi, je sens qu’il ne faut pas rester seule mais chercher à cheminer avec d’autres. Être avec d’autres pour continuer à chercher Jésus dans la simplicité. Parfois, je cherche Jésus par des voies trop compliquées, intellectuelles, et je ne le trouve pas. J’espère que la simplicité deviendra mon style de recherche. »

Un pèlerinage qui invite à revenir à l’essentiel et ne s’achève pas à Lyon

À travers ces paroles, une même conviction revient comme un fil conducteur : « Connaître Jésus-Christ est tout ». Les lieux visités, les enseignements du Bx Antoine Chevrier et surtout les rencontres vécues au cours de ces journées ont conduit les participants à s’interroger sur leur propre manière de suivre Jésus et de vivre l’Évangile au cœur du monde.

En cette Année Antoine Chevrier – « Suivre Jésus pauvre », le pèlerinage du Prado d’Italie rappelle que le charisme reçu d’Antoine Chevrier ne se découvre pas seulement dans les lieux qui ont marqué son histoire. Il se reçoit et se transmet aujourd’hui encore dans la fraternité, la rencontre des plus pauvres, le partage de la Parole de Dieu et le désir de mettre Jésus-Christ au centre de toute vie.

Les semences reçues au cours de ce pèlerinage sont désormais appelées à germer et à porter leurs fruits, dans les communautés comme dans la vie quotidienne de chacun.

Un grand merci au P. Armando Pasqualotto pour ces témoignages et ces photos.

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