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Prenez le temps de visionner les vidéos ci-dessous sur le thème « Les Laïc(que)s dans la famille pradosienne » :

Les vidéos sont également accessibles directement sur les liens suivants :

  • Laïc(que)s dans la famille pradosienne (Rencontre du 5 novembre 2019), cliquez-ici
  • Laïcs, laïques du Prado : D’une place flottante et indéterminée à une communauté de laïcs impliqués. Avec la participation de la coordination des laïcs en session à Limonest dont Edmonde Tschupp et Evelyne Morio-Carré, cliquez-ici
  • Laïcs, laïques du Prado : D’une place flottante et indéterminée à une communauté de laïcs impliqués (suite), cliquez-ici


Témoignages vidéos de pradosien(ne)s qui ont bien connu le Père Alfred Ancel

  • Regis Charre, prêtre, membre de l’Institut de l’institut séculier du Prado s’exprime à propos de ses contacts avec le Père Alfred Ancel. Souvenirs », cliquez-ici.
  • Pierre Boisnard, laïc consacré, membre de l’institut séculier du Prado s’exprime à propos de ses contacts avec le Père Alfred Ancel. Souvenirs, cliquez-ici.
  • Monique Lecœur, religieuse pradosienne : « Alfred Ancel, supérieur du Prado, évêque auxiliaire de Lyon était pour moi comme un frère », cliquez-ici. 
  • Bruno Bibollet : « J’ai le souvenir de deux visages qui m’on profondément marqués : celui du Père Alfred Ancel et celui de Dom Hélder Câmara », cliquez-ici

Suite au témoignage de Bruno Bibollet, regard du Père Ancel sur Dom Helder Camara
Olivier de Berranger (Pages 306-308)

Février 1968
Bouclant son deuxième séjour en Amérique latine, le Père Ancel était de nouveau à Recife le 18 février : il lui avait fallu, après avoir survolé l’Uruguay et le Paraguay, traverser tout l’Est du pays : neuf heures d’avion. Il prêcha encore une retraite à une trentaine de prêtres, auxquels s’étaient mêlés deux Frères de Taizé présents à Olinda : « les plus assidus devant le Saint Sacrement », remarqua-t-il. Il nota aussi, dans les échanges, les « très bonnes interventions» d’un aumônier d’A.C.O. qui soulignait l’exigence de « mettre en œuvre la religiosité populaire au service de l’évangélisation ». Le 22 février, le Père Ancel rencontrait en soirée les militants chrétiens du monde rural qui lui parlèrent des 50 000 prostituées de Recife : beaucoup de très jeunes filles venues de la campagne à cause de la faim qui y régnait. Le surlendemain, à Tuparetama, dans l’État du Pernambuco, le Père Ancel se laissa entraîner à assister au défilé du Carnaval. Voici la brève description qu’il en fit : « C’est le maire qui l’anime, aspersion de poudre de talc, musique, danses, camion bourré d’enfants.» On n’en saura pas plus long; il est vrai que le Père Ancel ne voyait pas les couleurs…

Le 27 février, le Père Ancel visitait Dom Helder pour la seconde fois. Celui-ci lui apprit sa décision de quitter son palais épiscopal pour vivre au milieu de son peuple. Le Père Ancel nota les propos de l’archevêque d’Olinda et Recife : « Il respecte ceux qui ont fait l’option de la violence ; mais une révolution violente ne peut réussir aujourd’hui : l’armée l’écraserait ; le peuple n’est pas conscientisé, il faut d’abord mettre les hommes debout ; la révolution ne serait pas capable de gouverner le pays. Mais, me dit-il, nous n’avons pas le droit d’abandonner notre peuple. Nous sommes en face d’un désordre établi. Si un laïc disait ce que je dis, on le mettrait en prison. On ne m’a pas encore mis en prison. Je n’attaque personne, mais je dénonce l’injustice… » Et le Père Ancel de conclure : « On ne peut pas ne pas être impressionné par cet homme qui veut être uniquement un homme de Dieu. Il a sûrement un charisme prophétique. On ne voit pas chez lui des orientations pastorales précises. Il est plus celui qui sent et qui voit et qui intervient, que celui qui pense, qui oriente et qui organise. Sa foi et son espérance, dans une charité sans limite (il ne dit du mal de personne), sont profondément vivifiantes. » D’ailleurs, Dom Helder encouragea son visiteur à faire une conférence publique sur « La mission de l’Église dans les affaires temporelles ». Mais comme Mgr Ancel s’exprimait en français, il y eut peu de monde. Son hôte tint cependant à être présent et dit aux auditeurs : « La hiérarchie doit intervenir dans le domaine social. On ne peut pas laisser les laïcs tout seuls. »

Il y avait, tout près du lieu de la conférence, une favella que la police avait voulu détruire. Ici, comme à Bogota, un prêtre – le Padre Alessandro, un « prophète d’autrefois » venu d’Italie, écrit à son sujet le Père Ancel – s’était interposé, et, pour l’heure, les habitants n’en avaient pas été chassés.